Suisse : la violence juvénile triple
« Avec nos chiffres, il n’y a plus à discuter : l’augmentation de la violence est bien réelle chez les jeunes. »
(Bruno Lafranconi, auteur de l’étude, responsable des statistiques à la SUVA)
La dernière édition du Matin Dimanche (10 mai 2009) le révèle sans ambages : selon un rapport à paraître prochainement et rédigé à partir de la base de données des assureurs accidents, chez les mineurs et jeunes adultes (0,7% des assurés), les cas de violence ont doublé depuis les années 90 (5000 cas en 1991, 9300 en 2006).
Chez les jeunes hommes entre 15 et 24 ans, le nombre de victimes de bagarres a triplé…
Dans un domaine dans lequel les statistiques sont camouflées ou apparemment inexistantes, cette étude devrait reléguer dans l’ombre les efforts incessants de divers spécialistes qui s’évertuent à nier ou à minimiser les faits depuis des années par goût du politiquement correct ou par manœuvre politique.
En 2006, les cas généraux de violences physiques ont coûté aux assurances 65 millions de francs.
Rappelons que notre initiative recommande la réintroduction de la note de comportement :
Art. 53A, al. 2
“Le comportement de l’élève est évalué à l’aide d’une note chiffrée de 1 à 6. Cette note apparaît dans le carnet trimestriel et annuel et constitue un élément d’appréciation dans les décisions qui concernent la scolarité de l’élève”.
Le contreprojet ignore le problème et prévoit de continuer comme avant.
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